Alors que les éleveurs se battent contre l'épidémie de dermatose nodulaire qui menace les cheptels bovins, et que l'accord de libre-échange avec les pays du Mercosur pourrait être signé dans les prochains jours, une troisième lame menace de faucher de nouveaux pans de la ferme Europe. Une lame technique, forgée dans les bureaux de la Commission européenne, à Bruxelles, et que le monde agricole lui-même n'a pas vraiment vue venir, tant le sujet est complexe et ses mécanismes opaques.
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Le MACF, pour « Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières », s'appliquera à partir du 1er janvier 2026 à tous les engrais importés en Europe – urée, solutions azotées, potasse, phosphore, minéraux… Le principe est simple : attribuer un coût aux émissions de CO2 liées à la fabrication des engrais dans les pays tiers, de façon à ne pas désavantager les producteurs européens, eux-mêmes soumis à des quotas d'émission dans le cadre du marché carbone de l'Union européenne (le Seqe).
Le dossier est essentiel : la moitié des rendements des « grandes cultu...
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