Argüello : « Une question de confiance, de motion de censure ou d'élections »

MSN - 14/12
Luis Argüello García (Meneses de Campos, Palencia, 1953) est archevêque de Valladolid et actuel président de la Conférence épiscopale espagnole. Dans cette interview avec La Vanguardia, il réfléchit sur le moment politique et social actuel. En juillet dernier, vous avez demandé la convocation immédiate d'élections générales en Espagne. Implicitement, viens...

Luis Argüello García (Meneses de Campos, Palencia, 1953) est archevêque de Valladolid et actuel président de la Conférence épiscopale espagnole. Dans cette interview avec La Vanguardia, il réfléchit sur le moment politique et social actuel.

En juillet dernier, vous avez demandé la convocation immédiate d'élections générales en Espagne. Implicitement, il s'agissait d'une demande de démission du gouvernement. Cinq mois plus tard, maintenez-vous cette demande ?

En juillet, j'ai parlé en ces termes après avoir visité le Congrès des députés. Nous voulions, avec Caritas, promouvoir une initiative législative populaire sur la régularisation des immigrés, mais elle n'a pas abouti. "La situation est bloquée et il n'y a aucune perspective de budget", nous a-t-on dit au sein du groupe socialiste. Aujourd'hui, ce diagnostic est confirmé. La situation est encore plus bloquée. Je réitère donc ce que j'avais dit en juillet : une question de confiance, une motion de censure ou donner la parole aux citoyens. C’est ce que prévoit la Constitution.

Le moment politique

"La situation est plus bloquée qu'en juillet, avec une législature sans budget"

C'est la première fois, au moins depuis 1977, que le président de la Conférence épiscopale espagnole décrit la situation politique en ces termes, appelant au départ d'un gouvernement.

Dans l'histoire de la Conférence, il y a eu des déclarations fortes : sur le terrorisme, sur la situation morale de la société espagnole, sur l'avortement, sur la famille, sur le droit à l'éducation... Et certaines particulièrement controversées sur la question de la nation et des nationalités. Le moment actuel est singulier, avec un Parlement sans budget.

Avez-vous réfléchi à la possibilité de transférer cette réflexion aux instances de la Conférence épiscopale pour faire une déclaration collective ?

Non,...
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