Le lundi 1er décembre, Patrick Weiten ouvrait la cinquième réunion trimestrielle de l’année avec des mots qui sonnent comme un écho. De décentralisation, il en parle presque d’aussi loin qu’il est président du Département. Mais, avec les années, sa revendication a pris de l’intensité, nourrie par les errements des gouvernements successifs et la manière dont les territoires ont parfois été traités, entre condescendance, indifférence ou remontrance. Alors, une nouvelle fois, en ce premier lundi de décembre, il a plaidé pour cette cause en convoquant le souvenir et la pensée du général de Gaulle : « La France a besoin d’un État fort et de collectivités vivantes. » Et Patrick Weiten d’enchaîner avec ses propres mots : « Nous voulons des collectivités libres, responsables et soutenues, non des collectivités sous tutelle, corsetées, contraintes par des décisions prises trop loin du terrain. » Il n’est pas le seul élu local président de collectivité a exprimé cette volonté. Au sein de l’Assemblée des départements de France où il occupe le rôle de vice-président, le constat est partagé et le verbe aussi haut. Un lobbying que Patrick Weiten assume et qui, visiblement, a porté ses fruits.
« Invitation sauvage »
Au lendemain de l’ouverture de la plénière, on apprenait que la ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation ferait un crochet en Moselle le jeudi 4 d...
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