De la même façon que des observations par satellites et des simulations numériques sur superordinateurs sont cruciales pour comprendre et prédire le climat, des simulations nourries des observations concernant des modèles possibles de matière et d'énergie noire, voire reposant sur d'autres lois de la gravitation que celles de la relativité générale d'Einstein, sont nécessaires pour progresser en cosmologie. Une équipe de chercheurs vient d'en réaliser une nouvelle dans ce but : RayGal.
La cosmologie relativiste a plus d'un siècle puisque la première solution des équations de la relativité générale appliquée à la cosmologie a été découverte en 1917 par Einstein. Dans les 30 ans qui suivirent, son développement va être dominé en premier lieu par Georges Lemaître et ses travaux visionnaires et en second lieu par Alexandre Friedmann qui vont faire passer le modèle statique d'Einstein à ceux d'univers dynamiques où l'espace est en expansion et peut même finir par entrer en contraction.
Des contributions importantes pendant cette période vont également être apportées par Willem de Sitter et Evgeny Lifshitz (on pourra se reporter à l'ouvrage du prix Nobel de physique James Peebles pour une introduction à l’histoire et aux fondements de la cosmologie relativiste).
Après la seconde guerre mondiale, ces modèles vont être complétés par l'essor de l'astrophysique nucléaire et la découverte du rayonnement fossile par Penzias et Wilson qui vont accréditer la fameuse théorie du Big Bang de Georges Gamow et Lemaître.
Depuis 13,7 milliards d’années, l’Univers n’a cessé d’évoluer. Contrairement à ce que nous disent nos yeux lorsque l’on contemple le ciel, ce qui le compose est loin d’être statique. Les physiciens disposent des observations à différents âges de l’Univers et réalisent des simulations dans lesquelles ils rejouent sa formation et son évolution. Il semblerait que la matière noire ait joué un grand rôle depuis le début de l’Univers jusqu’à la formation des grandes structures observées aujourd’hui. © CEA Recherche
Nous avons bien progressé depuis, comme le montre l'existence du modèle cosmologique standard. Mais l'héritage d'Einstein reste encore énigmatique et en particulier lorsque l'on cherche à comprendre la signification de la fameuse constante cosmologique Λ qui accélère dans ce modèle l'expansion du cosmos observable depuis quelques milliards d'années. On interprète généralement cette constante comme la manifestation d'une énergie noire dotée d'une pression P et d'une den...
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