On a classé les 23 longs-métrages du studio créé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata.
Le fantastique Porco Rosso est rediffusé ce soir, en clair, sur France 4. L'occasion de replonger dans l'oeuvre du Maître Miyazaki.
Nous avons classé les 23 films du studio Ghibli. La qualité standard des films du studio créé par Hayao Miyazaki et Isao Takahata est certainement la plus élevée au monde en matière d’animation. Donc le dernier du classement, considéré comme le "pire" au sens littéral, reste un très bon film. Mais qui domine ce Top ? Et où se place ainsi Porco Rosso ?
Produit pour la télévision, Je peux entendre l’océan est un peu hors-jeu : il a manifestement bénéficié de moins de moyens que les autres, comme en atteste la mollesse du rythme et de l’animation. Le trio amoureux au cœur du film est symptomatique de la fibre sentimentale et réaliste du studio, portée avant tout par Takahata (Le tombeau des lucioles, Souvenirs goutte à goutte). Je peux entendre l’océan marque enfin la tentative ratée de faire émerger des talents. Le réalisateur, Tomomi Mochizuki, ne tournera plus pour le studio et rentrera dans le rang.
Ce film a fait parler de lui pour de mauvaises raisons. C’est l’œuvre de Gorō Miyazaki, “le fils de”, qui entretient avec son père des relations compliquées et qui signe un premier long métrage totalement sous influence. Débutant sur un parricide (!), Les contes de Terremer tente une alliance de l’épique et du sentimental si bien définie par Miyazaki père dans Nausicaä, Le château dans le ciel ou Princesse Mononoké, références évidentes de Gorō. Il manque cependant à cette adaptation d’un roman d’Ursula K. Le Guin l’art de l’ellipse qui caractérise le travail du père. La schizophrénie du héros, Arren, est trop explicite et les dialogues du genre, « En refusant la mort, tu renonces à la vie », empèsent la narration.
Dernier Ghibli authentique en date (on l’a dit, La Tortue rouge, sorti en 2016, est une coproduction hybride), Souvenirs de Marnie est le deuxième film réalisé par Hiromosa Yonebayashi pour le studio après Arrietty, le petit monde des chapardeurs. Portrait d’une je...
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