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Ce n'est qu'après avoir ri, pleuré et rongé mes ongles en regardant "Binti" que j'ai réalisé qu'il était tagué dans la catégorie "enfants" sur Amazon. Réalisé par Frederike Migom, ce film belge réussit un exploit rarement vu dans le cinéma pour enfants américain: il plie des problèmes réels d'inégalité raciale et d'immigration dans une histoire de bien-être sans jamais condescendre à son public. Au cœur battant et débordant de ce film se trouve Binti, 11 ans (jouée par la vivace Bebel Tshiani Baloji), une immigrée congolaise sans papiers qui vit en Belgique avec son père. C'est une interpolation obsédée par les médias sociaux avec un nombre important de followers en ligne, amassé à travers des vidéos qui donnent une tournure glamour à sa vie précaire.
Lorsqu'une descente de police oblige Binti et son père à fuir la maison où ils squattent avec d'autres sans-papiers, elle croise Elias (Mo Bakker), un adolescent blanc qui peine à accepter le divorce de ses parents. Avec la foi miraculeuse en l'humanité typique des films pour enfants, Elias et sa mère décident de mettre Binti et son père à l'abri. Bientôt, cette famille de fortune qui en résulte prévoit un spectacle de danse au profit d'un animal qu'Elias adore, l'okapis, une espèce en voie de disparition apparentée à la girafe et endémique de la République démocratique du Congo. La chaleur et la comédie traversent ces bouffonneries, mais lorsque les personnages sont confrontés à la menace d'expulsion, Migom la ...
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