La consommation de protoxyde d'azote responsable de plusieurs accidents mortels survenus ces derniers mois ? Mercredi 3 décembre, trois jeunes de 14, 15 et 19 ans sont morts noyés après que leur voiture, où plusieurs bouteilles de ce "gaz hilarant" ont été retrouvées, a raté un virage et fini sa course dans la piscine d'un pavillon à Alès (Gard). Le 1er novembre, Mathis, 19 ans, a été tué sur l'un des principaux boulevards de Lille par un conducteur qui tentait de fuir la police. Là encore, des bouteilles de protoxyde d'azote ont été trouvées dans sa voiture.
Le maire d'Alès, Christophe Rivenq, a appelé jeudi sur ICI Gard Lozère à "renforcer le pouvoir des maires et de la police municipale" pour lutter contre la consommation de ce gaz de plus en plus détourné par les adolescents et les jeunes adultes. Voici ce qu'il faut savoir sur ce produit aux effets euphorisants, qui pose un défi de taille aux autorités, en l'absence de tests de dépistage fiables.
Le protoxyde d'azote est un gaz utilisé en médecine, comme antidouleur ou anesthésiant, rappelle l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Les cuisiniers s'en servent aussi dans leurs siphons, afin de préparer des crèmes comme la chantilly. Le "proto" est vendu sous la forme de cartouches ou de bonbonnes dans les commerces de proximité et sur internet. Surnommé "gaz hilarant", il est depuis longtemps détourné à des fins récréatives, par exemple en inhalant le gaz par le biais d'un ballon de baudruche.
"Hors milieu médical, son utilisation s'est d'abord faite de manière tr...
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