« Le concept de robot est en train de changer », avertit Dennis Hong, professeur de génie mécanique et aérospatial à l’UCLA. Invité du Forum mondial des technologies alimentaires 2025, le chercheur a détaillé la mutation profonde que traverse la robotique depuis deux ans, portée par l’essor de l’IA générative et de l’apprentissage de bout en bout.
Longtemps fondée sur un triptyque immuable (perception, planification, action), la robotique entre désormais dans une nouvelle phase. Grâce à l’apprentissage de bout en bout, un robot peut interpréter une scène via une caméra et agir instantanément, sans étapes intermédiaires. « Les capteurs, l’évaluation et la commande motrice ne sont plus des modules séparés : tout est intégré », résume le chercheur. Un principe comparable à l’intégration massive de texte, d’images et de vidéos dans les modèles génératifs.
Mais si cette révolution ouvre des possibilités inédites, elle révèle aussi une faiblesse structurelle : l’absence de données physiques. Pour apprendre à marcher, un robot aurait besoin d’informations fines sur les articulations humaines, la vites...
[Courte citation de 8% de l'article original]