L'inerte et l'émergent, par Jorge Bruce

Jorge Bruce - La República - 04/12
José Jerí semble avoir réalisé l'échec de cette posture radiologique (« ne bouge pas, ne respire pas ») et a adopté une modalité que l'on pourrait qualifier d'agitée. Votre radiographie serait au mieux floue.

Sans le vouloir, les deux derniers présidents du Pérou représentent deux attitudes, deux climats émotionnels que l’on retrouve – dans les différents sens du mot « rencontre » – parmi les Péruviens. L'inertie de Dina Boluarte, pétrifiée en une sorte de personnage en construction chirurgicale permanente, bien que sans la familiarité troublante du Frankenstein de Guillermo del Toro, d'une part. À l’exception du bling-bling de ses bijoux coûteux, elle obéissait aveuglément aux conceptions du pacte entre certains groupes politiques – de droite et de gauche – qui continuent de gouverner, dans la pratique, le pays.

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