CAN 2025, quand le cœur des binationaux balance

France24 - 03/12
Nés à Paris, Madrid ou Bruxelles, ils ont grandi avec deux cultures et deux drapeaux. À l’heure de la CAN 2025, de plus en plus de footballeurs binationaux tournent le dos aux grandes sélections européennes…

Lors de la finale de la dernière Coupe d’Afrique, le 11 février 2024, l’avant-centre Sébastien Haller a offert la victoire à la Côte d’Ivoire en inscrivant un but décisif à la 81e minute face au Nigeria. Instantanément, il est devenu le héros de toute une nation. Ce footballeur est pourtant né à des milliers de kilomètres du pays des Éléphants, à Ris-Orangis, en Ile de France. De 2010 à 2015, il a d’ailleurs porté le maillot de l’équipe tricolore au sein des différentes équipes de jeunes. Ce n’est qu’à 26 ans, qu’il a finalement opté pour les couleurs du pays de sa mère.

Sebastian Haller n'est pas un cas isolé, loin s'en faut. Au cours de la dernière CAN, 200 des 630 footballeurs sélectionnés n’étaient pas nés sur le continent. Seuls trois pays, l’Afrique du Sud, la Namibie et l’Egypte n’en comptait aucun dans ses rangs. La compétition organisée cette année au Maroc devrait afficher un taux équivalent.

Le joueur ivoirien Sébastien Haller après avoir marqué le deuxième but de son équipe lors de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations de football entre la Côte d'Ivoire et le Nigeria, au stade olympique d'Ebimpe à Abidjan, en Côte d'Ivoire, le 11 février 2024. AP - Themba Hadebe

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