C'est chez lui une vieille obsession, et qui commence à devenir franchement malsaine. En 2019, lors d'une entrevue avec quelques journalistes, Emmanuel Macron s'était laissé aller à cette réflexion stupéfiante : « Le bien public, c'est l'information. Et peut-être que c'est ce que l'État doit financer. Le bien public, ce n'est pas le caméraman de France 3. Le bien public, c'est l'information sur BFM, sur LCI, sur TF1, et partout. Il faut s'assurer qu'elle est neutre, financer des structures qui assurent la neutralité. Que pour cette part-là, la vérification de l'information, il y ait une forme de subvention publique assumée, avec des garants qui soient des journalistes. Cette rémunération doit être dénuée de tout intérêt. Mais quelque part, cela doit aussi venir de la profession. »
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Vous n'avez pas rêvé, son idée était que l'État rémunère des journalistes de médias indépendants… Où est-on ? Notons, au passage, ce glissement sémantique : l'information est désormais qualifiée de « bien public », comme s'il s'agissait d'un service régalien généreusement concédé à d...
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