Un scandale de collecte de fonds secoue les cercles islamistes d'Istanbul à Amman après des accusations selon lesquelles près de 500 millions de dollars collectés au nom de Gaza n'ont jamais atteint la bande de Gaza. L’argent a fini sous le contrôle de réseaux liés aux Frères musulmans opérant en Turquie et en Jordanie, provoquant une rupture inhabituellement publique avec le Hamas.
Le Hamas s’est soudainement distancié d’un groupe d’anciennes organisations caritatives pro-Gaza, les accusant d’agir sans autorisation, d’exploiter des autorisations obsolètes et de canaliser les dons via des structures opaques qui échappaient au contrôle du mouvement. Cette annonce a provoqué une onde de choc dans l’écosystème islamiste au sens large, où la collecte de fonds pour Gaza a longtemps servi de projet politique et de cri de ralliement moral.
"Pendant les mois de guerre, les habitants de Gaza ont développé une vision profondément négative de quiconque collectait des fonds en leur nom", a déclaré Mansour Abo Kareem, un chercheur politique basé à Gaza, à The Media Line. "Ils ont vu des cas de richesse soudaine et extrême bâtie sur la souffrance des habitants de Gaza."
Le scandale a commencé lorsqu'un jeune militant palestinien a publié en ligne des allégations selon lesquelles une organisation caritative de premier plan basée à Istanbul aurait saisi des dons destinés à Gaza. En quelques heures, les réclamations ont déclenché une tempête de feu régionale. Les partisans des Frères musulmans, un mouvement islamiste international interdit en Égypte mais influent dans tout le Moyen-Orient, ont défendu l'association. Les critiques ont amplifié les soupçons d’inconduite financière et les plateformes de médias sociaux sont devenues des champs de bataille pour des récits contradictoires.
Le différend a rapidement dégénéré. Des captures d’écran, des fuites de messages et des allégations contradictoires se sont répandues dans les espaces numériques arabes et turcs. Lorsque d’éminentes personnalités islamistes ont commencé à intervenir en coulisses, la controverse a quitté les cercles...
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