Le gouvernement veut faire baisser le prix de l'électricité, et l'annonce désormais comme une priorité politique. Mais pour tenir cette promesse, l'exécutif doit affronter un paradoxe : en France, l'électricité – pourtant produite localement, bas carbone et aujourd'hui en surabondance – reste plus taxée que le gaz fossile.
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Un non-sens fiscal qui gonfle artificiellement les factures et freine l'électrification. Pour Maxence Cordiez, auteur du livre Énergies (Tana Éditions), la solution est claire : c'est en réformant l'accise, et non la TVA, que l'État peut réellement agir.Le Point : Pourquoi le gouvernement veut-il envisager publiquement cette baisse de l'électricité ?
Maxence Cordiez : On fait face à des surcapacités de production électrique et le prix de l'électricité est en chute libre. À côté de ça, on a toujours une facture de quelques dizaines de milliards d'euros par an d'importation de combustibles fossiles, et l'électrification progresse peu.
Le gouvernement se dit que cette trajectoire n'est pas pérenne ni pour les finances publiques, ni pour EDF, ni vis-à-vis des objectifs climatiques. Vu que l...
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