Cinq ans après son lancement commercial en France, où en est l’adoption de la 5G ? En termes d’usages, le dernier standard de communications mobiles fait figure de pétard mouillé.
Alors que la 3G a ouvert la voie à la navigation web en situation de mobilité et la 4G a généralisé le streaming vidéo, la 5G n’a pas encore permis les cas d’usage envisagés à ses débuts comme la réalité augmentée et le cloud gaming.
Quant aux promesses de performances techniques - un débit multiplié par dix et un temps de latence réduit au moins de moitié, passant en deçà de 10 ms – elles restent imperceptibles pour un utilisateur lambda. Pas d’effet « waouh » constaté comme à chaque changement de génération de technologies mobiles. C’est-à-dire le petit truc en plus qui donne envie de changer de forfait.
Si l’on s’en tient aux chiffres bruts, la 5G est, en revanche, une réussite commerciale. Selon le dernier rapport sur la mobilité de l’équipementier Ericsson, il devrait y a avoir 2,9 milliards d’abonnés à la 5G dans le monde d’ici la fin de l’année, soit un tiers de tous les abonnements mobiles et une croissance de 600 millions nouveaux usagers en un an.
L’Amérique du Nord enregistre le taux d’adoption le plus élevé (79 %), suivi de l’Asie du Nord-Est (61 %) et l’Europe occidentale (55 %). À l'échelle mondiale, la 5G devrait, d’ici fin 2027, supplant...
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