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Trois raisons qui expliquent la nostalgie de la dictature
Anna Catharina Hofmann - El País -
27/11
La rupture du contrat social produite par les politiques néolibérales a rendu de vastes secteurs perméables aux projets autoritaires.
Trente-cinq ans après l'effondrement du communisme, de nombreux Roumains se souviennent encore des années Ceaucescu comme d'une époque de prospérité. Une récente enquête du centre de recherche INSCOP révèle que 66% des sondés le considèrent comme un « bon leader », animé par la nostalgie d'un passé dans lequel – selon la majorité – la Roumanie était plus riche, produisait plus et l'État offrait une plus grande sécurité économique. En Amérique latine et en Asie, le souvenir des dictatures militaires de la guerre froide est tout aussi bienveillant, vu comme une époque d’industrialisation accélérée et de prospérité économique. En Corée du Sud, ce phénomène est connu sous le nom de syndrome de Park Chung Hee, en référence au dictateur qui a dirigé le pays d'une main de fer depuis son coup d'État (1961-1979) et qui en 2015, selon Gallup Korea, était considéré par 44 % des personnes interrogées comme le meilleur président que la nation ait jamais eu. Même en Allemagne, on entend l'expression « tout n'était pas mauvais sous Hitler », faisant allusion aux prétendues réussites du régime – boom économique, plein emploi et, bien sûr, autoroutes. Un sondage FORSA de 2007 montrait que 25 % des Allemands considéraient que le nazisme avait également e... [Courte citation de 8% de l'article original]
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