d'Ankara à Téhéran ; Pourquoi le tarif progressif a fonctionné en Turquie mais pas en Iran

Mehr News - 24/11
En Turquie, la transparence des prix et la surveillance numérique ont entraîné une forte baisse de la consommation des ménages, tandis qu'en Iran, malgré une structure tarifaire similaire, la consommation continue de croître.

Selon le journaliste de Mehr, l'Iran, pays doté d'énormes réserves de pétrole et de gaz, connaît une étrange dualité : une production abondante, mais un approvisionnement stable. Dans de nombreuses régions du pays, chaque année, avec l'arrivée des saisons froides et chaudes, des nouvelles de pannes de courant ou de chute de pression du gaz se font entendre. La raison est claire ; Croissance de la consommation des ménages à une échelle dépassant la capacité de production et de transport.

Selon les données officielles du ministère de l'Énergie, près de quinze pour cent des abonnés consomment plus de trente pour cent de l'énergie du pays. À première vue, ce chiffre n’est peut-être qu’un signe d’inégalité économique, mais au niveau macro, il a une signification plus importante : l’absence de justice dans la consommation. La structure progressive des tarifs, censée avoir un effet dissuasif sur les gros consommateurs, n'a pas eu d'impact significatif dans la pratique en raison de la faiblesse des taux par rapport au coût réel de production.

Depuis plusieurs décennies, d’importantes subventions énergétiques sont devenues une nouvelle habitude de consommation dans la société ; L'habitude de la consommation gratuite. Dans les maisons, les radiateurs et les refroidisseurs fonctionnent parfois jour et nuit, sans que le consommateur ne ressente de préjudice économique. Dans un tel environnement, les décideurs politiques sont contraints d’opter pour des outils combinés, à la fois économiques et technologiques, pour ouvrir la voie à des réformes progressives.

La complexité du tarif et le défi de la justice

Le tarif progressif semble avoir un mécanisme équitable : plus vous consommez, plus vous devez payer. Mais en Iran, la distance entre les étapes de consommation et leur différence de prix est si petite qu’elle est pratiquement incapable de créer une incitation à l’épargne. En outre, une part importante des subventions va toujou...
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