Au coeur d'une forêt du sud de la Thaïlande, un jeune homme court, sarbacane en main, avant de décocher une flèche empoisonnée sur un singe.
Le groupe qui l'accompagne s'approche en criant avant que l'animal ne tombe au sol.
Cette chasse traditionnelle est toujours pratiquée par les Maniqs, l'un des plus petits groupes ethniques de Thaïlande et les derniers chasseurs-cueilleurs du pays.
En voie de sédentarisation, les Maniqs réclament que leur droit de propriété soit reconnu sur les territoires qu'ils occupent depuis des générations mais qui sont à présent régis par les lois de protection de la nature.
A 18 ans, Dan Rakpabon est le plus jeune chasseur des Maniqs. Il rapporte son trophée au thap, un abri de bambou au toit de feuilles, dans une clairière de Pa Bon.
Il dépèce l'animal au dessus d'un feu pour brûler sa fourrure, puis le découpe avec soin pour répartir la viande en fonction de la taille de chaque famille.
"Je suis très heureux à chaque fois que je pars en chasse. C'est notre nourriture", dit-il.
Pourtant, dans cette zone protégée de la forêt thaïlandaise, la chasse est illégale. Un défi que rencontrent de nombreux peuples autochtones dans le monde, sommés d'abandonner leur mode de vie traditionnel et qui doivent se battre pour des terres qu'ils ont toujours occupées.
Ils se retrouvent fréquemmen...
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