L’administration Trump a été en quelque sorte un pendule dans sa position sur la guerre en Ukraine, oscillant entre des positions pro-Ukraine et pro-Russie au cours de l’année écoulée. Cette semaine, c'est vers Moscou que ça tourne fort.
Plus tôt cette semaine, Axios a fait état d’un nouveau plan en 28 points de l’administration Trump pour mettre fin à la guerre en Ukraine, faisant écho au plan en 20 points qui a conduit au cessez-le-feu du mois dernier à Gaza. Le plan a été officiellement présenté jeudi au président ukrainien Volodymyr Zelensky par le secrétaire américain à l'armée, Daniel Driscoll, à Kiev.
Ces points, publiés vendredi par le Financial Times, incluent plusieurs concessions sérieuses qui constituent des lignes rouges pour les Ukrainiens. Il s’agit notamment de la cession de territoires qui ne sont actuellement pas sous contrôle russe, des terres qui donneraient à la Russie le contrôle total de la région contestée du Donbass. Selon ce plan, l'armée ukrainienne serait également limitée à 600 000 soldats, contre 900 000 aujourd'hui. Et l’Ukraine devrait inscrire dans sa constitution qu’elle ne cherchera pas à adhérer à l’OTAN et qu’il lui sera interdit d’accueillir des troupes étrangères sur son sol, sapant ainsi le principal plan européen visant à garantir la paix. Le principal plan européen visant à financer la reconstruction de l’Ukraine d’après-guerre serait également entravé par la disposition accordant aux États-Unis 50 % des fonds provenant des avoirs russes gelés.
Le plan fait vaguement signe de garanties de sécurité pour l’Ukraine, laisse ouverte la porte à l’adhésion à l’U...
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