Les audits de l’Anssi ? Ils comportent des lacunes à combler. Le projet Scribe de la police et de la gendarmerie ? Un fiasco faute de cadrage et d’une l’expression des besoins suffisamment formalisée. La souveraineté numérique ? Une ambition insatisfaite.
Entre l’État et la Cour des comptes, les compliments ne sont pas souvent la norme.
Il est vrai que la mission de l’organe de contrôle n’est pas de brosser les décideurs dans le sens du poil. En matière d’IA cependant, la Cour semble plus encline à délivrer un satisfecit.
Le 19 novembre, les magistrats de la Cour des comptes remettaient les conclusions de leur rapport consacré à la stratégie nationale pour l’intelligence artificielle. Lancée en 2018, celle-ci est entrée cette année dans sa 3e phase.
Une fois n’est pas coutume, l’État ne se fait pas étriller pour son action dans ce domaine stratégique - et géopolitique - de l’intelligence artificielle. Tout n’est pas parfait, cela va de soi. Et la fonction de la Cour n’est pas de complimenter, mais de contrôler et contribuer à des améliorations.
Sur la phase 2018-2022, consacrée à la recherche en IA, elle relève ainsi “plusieurs limites”. Certaines des priorités annoncées alors, dont la formation ...
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