Par un chaud samedi après-midi à Glastonbury, alors que beaucoup soignent une gueule de bois à mi-chemin, le quatuor garage punk de Dublin Sprints fouette un mosh pit jubilatoire avec leur air chargé Descartes, les drapeaux tricolores irlandais flottent au-dessus d'eux. Alors que l'été avance, au festival de rock japonais de Fuji, de nouvelles chansons du groupe indépendant de Galway, NewDad, ravissent la foule. Travy, un rappeur né au Nigeria et élevé à Tallaght, crée une mixtape infléchie avec son rythme de Dublin, la suite du premier album de rap irlandais à figurer en tête des charts irlandais. Efé transcende la room pop de Dublin pour être signé par le label américain Fader, et plus tard… Avec Jools Holland, George Houston interprète l'envoûtante Lilith – un hommage aux chanteurs de contestation politique du monde entier – avec un accent distinctif du Donegal.
De Melbourne à Mexico, les spectateurs continuent de crier sur cette boucle d’ouverture sur les cordes de Starburster de Fontaines DC, et la danse virale « woke macarena » de CMAT sur son single à succès Take a Sexy Picture of Me se joue dans les stands des festivals et sur TikTok. Vous avez peut-être aussi entendu parler de Kneecap.
L'Irlande a toujours eu pas mal de punks, de ravers et de grands groupes indépendants, que ce soit les Cranberries, Ash ou Bicep, mais elle n'a jamais eu une scène musicale alternative aussi solide et diversifiée qu'aujourd'hui : Lankum, Gilla B...
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