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Annette Wieviorka et l’écureuil de Canton
Baudouin Eschapasse - LePoint -
03/04
Dans un récit autobiographique, l’historienne revient sur la passion que lui a inspirée la Chine dans les années 1970. L’occasion d’un examen de conscience.
Elle a été maoïste et ne s'en cache pas. Elle en est revenue et elle explique pourquoi. Annette Wieviorka, dont les travaux de recherche sur la Seconde Guerre mondiale, et plus spécifiquement sur la Shoah, font aujourd'hui autorité, avait fait son examen de conscience, en la matière, dès son premier livre : L'Écureuil de Chine (paru en 1979). Quatre décennies plus tard, elle y revient en creusant de nouveau le sujet à la faveur d'un récit autobiographique* touchant de sincérité où l'historienne ne s'épargne pas.
L'écureuil de son premier livre ? C'est elle. « Le mot wiewiorka, en polonais, désigne cet animal », sourit-elle. Son grand-père, l'écrivain Wolf Wiewiorka (né à Żyrardów en 1898 et mort, assassiné à Auschwitz, en janvier 1945) a vu disparaître le deuxième w de son patronyme à son arrivée en France, en 1924. « Quand je vais en Pologne, je suis toujours amusée de voir les douaniers restituer l'orthographe initiale de mon nom », glisse-t-elle.
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