Alors que les centres de données se multiplient comme des petits pains sur la surface de la Terre, ils pourraient aussi coloniser l’espace ou les fonds marins. Depuis quelques mois, les annonces se multiplient dans ce sens. Face à l'explosion de la demande de puissance de calcul pour l'IA, le nombre de sites éligibles pour créer de nouveaux datacenters « traditionnels » reste limité. Les terrains coûtent cher et la facture d’électricité s’envole.
Placer des fermes de serveur en orbite ou les plonger dans l'eau de mer répond surtout à cette dernière considération énergétique. Au rythme actuel d’adoption de l’IA, la consommation d’énergie des seuls centres de données en Europe devrait presque tripler. De quoi passer d’environ 62 térawattheures (TWh) actuellement à plus de 150 TWh d’ici la fin de la décennie, selon une étude du cabinet McKinsey.
Dans le cas des datacenters « orbitaux », il s’agit de bénéficier de l’énergie sans limite qu’est l’énergie solaire. Dans l’espace, une cellule photovoltaïque produit 8 fois plus d'énergie que sur Terre, et ce sans interruption entre le jour et la nuit, sans aléas météorologiques ni atténuation de la couche atmosphérique.
Les projets se multiplient pour capter cette énergie infinie. Après les startups Lumen Orbit, financée par Y Combinator, et Starcloud, soutenue par Nvidia, Google a présenté, début novembre, son projet Suncatcher. Le géant américain du numérique envisage de constituer une constellation de petits satellites en orbite basse, synchronisés avec le soleil.
Grâce à des technologies de multiplexage optique, ces satellites seront interconnectés par des liais...
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