S’il y a un mot qui a été appliqué à chaque grande série de tests anglo-australiens, et à la rivalité gargantuesque de cricket qui dure depuis des siècles, c’est « épique ». 2019, 2005, 1981. 1932-1933... Ils ont tous porté cette étiquette sur d'innombrables titres de journaux et mémoires écrits par des fantômes, et à juste titre. Mais lorsque les journalistes, les experts et les joueurs décrivent les Ashes comme « épiques », ils ne le pensent que dans un sens général. Ils ne prétendent pas que cette fête biennale du cricket rappelle littéralement les textes fondateurs de la littérature classique, l’Iliade et l’Odyssée d’Homère. Ce qui est dommage, car c’est curieux.
Chaque fois qu'un nouvel affrontement des Ashes approche, et en particulier dans la période qui précède immédiatement la série, les spéculations vont monter sur ce qui se passera lorsque la toute première balle du premier test sera lancée. D’ailleurs, de la tribune de presse au pub, de Bristol à Brisbane, la question se posera inévitablement de savoir si ce premier bal dictera le ton de toute la série.
Verrons-nous un moment de Michael Slater, faisant écho au matraquage impérieux de Phil DeFreitas à...
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