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Hégra livre ses splendeurs
JournalCNRS -
15/11
Pour ouvrir la région d’Al-Ula au tourisme international et y faire découvrir les splendides vestiges de la cité deHégra, l’Arabie saoudite mise sur le savoir-faire de la France. Visite de ce joyau du Proche-Orient antique avec l’archéologue Laïla Nehmé, spécialiste de la civilisation nabatéenne.
La France vient de signer en avril avec l’Arabie saoudite un accord pour le développement touristique et culturel de la région d’Al-Ula, au nord-ouest du royaume. Qu’est-ce que l’archéologue que vous êtes pense de ce partenariat ? Laïla Nehmé1 : Je suis très heureuse que les autorités saoudiennes aient choisi la France, qui bénéficie d’une excellente image de marque en matière de gestion de parcs naturels, de muséographie, de construction d’infrastructures hôtelières…, pour mettre en valeur ce territoire de 22 000 km2 qui regorge de paysages de désert et de montagnes, de palmeraies et de canyons propices au trekking ou aux promenades à cheval, et qui abrite un site archéologique phare, Madâ’in Sâlih (l’antique Hégra, petite sœur de Pétra en Jordanie), inscrit en juillet 2008 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Chambre funéraire d'un tombeau à Hégra. Spécialiste de la civilisation nabatéenne, l'archéologue Laïla Nehmé (ici sur le seuil de la chambre) codirige la Mission archéologique franco‐saoudienne sur le site depuis 2002.
Hubert RAGUET
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Y a-t-il eu dans le passé d’autres collaborations de cet ordre entre l’Arabie saoudite et la France ? L. N. : Concernant l’archéologie, une longue tradition de confiance, d’amitié et de coo... [Courte citation de 8% de l'article original]
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