Cette frustration a éclaté mardi soir quand plusieurs dizaines de manifestants indigènes, accompagnés de soutiens, ont forcé l'entrée du site de la COP30 dans cette ville d'Amazonie brésilienne, avant d'être repoussés par les agents de sécurité. Les images des heurts ont fait le tour du monde.
Le président brésilien de gauche Luiz Inacio Lula da Silva est un allié revendiqué de la cause autochtone. A son crédit: l'homologation de 16 terres indigènes, la chute spectaculaire de la déforestation ou la nomination d'une figure respectée, Sonia Guajajara, à la tête du tout premier ministère des Peuples indigènes.
Mais pour beaucoup, le compte n'y est pas.