Le procureur défend son innocence, l'UCO « déduit » sa culpabilité

Xosé Hermida - El País - 12/11
García Ortiz affirme qu'il a agi pour défendre le parquet contre « l'insidiosité » de l'entourage d'Ayuso. La Garde civile le souligne sur la base de coïncidences

Álvaro García Ortiz a enlevé sa toge avant de descendre de la tribune qu'il a partagée ces derniers jours avec les avocats et les procureurs de l'État. Déjà habillé en civil, il s'est assis dans le fauteuil devant les sept juges de la deuxième chambre de la Cour suprême qui le juge pour révélation de secrets. Ce même siège avait été occupé par les témoins convoqués ces derniers jours, mais voir là le procureur général de l'État, désormais sans les atours de la fonction, a offert ce mercredi, pour la première fois depuis le début du procès, l'image physique d'un homme sur le banc des accusés.

Dans les 90 minutes suivantes, García Ortiz a donné sa version des événements qui l'ont conduit là-bas. Il a de nouveau nié avoir divulgué à la presse le courrier électronique dans lequel l'avocat d'Alberto González Amador, partenaire d'Isabel Díaz Ayuso, a avoué sa fraude au Trésor devant le parquet des délits économiques de Madrid. Et il a justifié toutes ses actions comme une tentative de préserver l'honorabilité du parquet face aux « insidieuses » et aux « calomnies » mises en circulation par l'entourage du président madrilène.

Avant de plaider son innocence, García Ortiz a dû accepter le seul témoignage de tout le procès qui l'a clairement indiqué coupable. Elle a été présentée par des agents de l'UCO, dirigés par le chef de la zone de délinquance économique, Antonio Balas. Ce n’est pas que cette unité de la Garde civile, déjà présente dans tous les grands scandales du pays, ait trouvé les preuves de l’accusation qui n’ont jamais paru. Mais, comme il l'avait déjà fait dans les rapports fournis au cours de l'enquête, il ...
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