Fares Fares : “Un acteur doit être vide pour être rempli par le rôle.”

Première - 11/11
L'acteur-star des Aigles de la République sort les griffes

Chemise noire, regard calme : Fares Fares irradie. Dans Les Aigles de la République, il joue un acteur forcé d’incarner le pouvoir. Un rôle miroir, vertigineux.

Quand Fares Fares entre quelque part, la pièce change radicalement d’atmosphère. Chemise noire ouverte, regard intense : on dirait une gravure de mode échappée d’un film noir égyptien. Il a ce mélange rare de douceur et de contrôle qui aimante l’interviewer. Mais l'acteur n'est pas là pour la fashion week. Dans Les Aigles de la République, troisième collaboration avec Tarek Saleh (Le Caire Confidentiel, La Conspiration du Caire), il incarne George Fahmy, une star égyptienne forcée de jouer le rôle du président. Un vertige de mise en abyme où il brouille les frontières entre vérité, pouvoir et performance. Rencontre.

Première : Qu’est-ce qui vous a séduit dans le fait d’incarner un acteur qui joue le rôle d’un président ? Fares Fares : Ce genre de rôle m’attire toujours, parce qu’il y a plusieurs couches à explorer. J’aime les personnages qui contiennent plusieurs vérités à la fois. George Fahmy, c’est un acteur obligé de jouer le président d’un régime autoritaire - donc quelqu’un qui joue un rôle à l’intérieur d’un autre rôle. Ce genre de vertige, c’est passionnant pour un comédien. Et puis, dans ce film, je pouvais me permettre d’aller vers quelque chose de plus grand, plus flamboyant. George n’est pas un homme discret...
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