Mercredi 13 mars 2024. Nous sommes à Washington pour disputer la dernière épreuve qualificative pour les Jeux de Paris. Nous sommes arrivés l'avant-veille pour mieux absorber le décalage horaire. La nuit précédente a été courte. Mon coéquipier Maxime Pauty et moi dormons comme des bébés quand le téléphone sonne. Il nous faut plusieurs secondes pour réaliser.
Par automatisme, plus pour abréger ce vacarme que pour réellement répondre, je décroche. Ça parle anglais. Encore hébété par ce réveil en fanfare, je demande à la voix de répéter ses explications puis raccroche. J'explique à Max que c'est l'antidopage inopiné et qu'il faut se bouger pour descendre. Un coup d'oeil vers le réveil : 5 h 10 du matin.
On descend, on réveille le staff. Il est tôt, trop tôt. J'ai envie d'uriner, Max aussi, tant mieux. Ça va vite. En 40 minutes les flacons sont remplis, scellés et partis au labo. Il est 5 h 50. Dans l'ascenseur, Max me dit : « Frérot, tu te rends compte que la police ne peut pas entrer au domicile des mecs du grand banditisme avant 6 heures du matin ? On a moins de droits que ces gars-là. » Pris de court par la vivacité d'esprit de Maxime à une heure si matinale, j'explose de ...
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