Dans la savane ivoirienne le nom de Raphaël Matta sonne encore comme une légende. Plus de 60 ans après la mort de l'éco-guerrier français sous les flèches de braconniers, les gardes ivoiriens, aidés par un ancien soldat d'élite belge poursuivent son oeuvre dans le parc de la Comoé, un oeil sur les trafiquants, l'autre sur les jihadistes.
"Matta fut le plus grand garde de la Comoé, un peu son père fondateur", raconte Daouda Bamba, lieutenant de l'OIPR (Office ivoirien des Parcs et Réserves).
A la tête de son "unité mobile" d'une dizaine d'hommes, il patrouille au quotidien, dans la broussaille, pour défendre le parc de ses multiples prédateurs, braconniers et autres orpailleurs.
- "Cancer humain" -
Eléphants, lions, léopards, buffles, antilopes par milliers... la Comoé, d'abord connue comme la "Réserve de faune de Bouna", fut un éden pour les animaux et les touristes en safari.
Jusqu'au saccage des années 2000 lors de la crise politico-militaire ivoirienne, désastre écologique dont le parc commence à peine à se relever.
Redoutables chasseurs et souvent braconniers, les Lobis,...
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