COP30 : Belém, une ville aux portes de l'Amazonie pour "négocier au cœur des problèmes"

France24 - 06/11
Du 10 au 21 novembre, la cité portuaire de Belém, au Brésil, accueillera la COP30 et ses 50 000 participants. En choisissant cette ville située aux portes de l'Amazonie, le président Lula affiche l'ambition…

On ne compte plus les conférences pour le climat (COP) qui ont eu lieu dans de grandes métropoles urbaines : Paris en 2015, Glasgow en 2021, Dubaï en 2023… À chaque fois, le grand raout des négociations climatiques prend la même tournure. Pendant une dizaine de jours, dirigeants mondiaux, diplomates, chefs d'entreprise, scientifiques, membres de la société civile vont de réunion en réunion dans un grand centre de conférence avant de rejoindre à la fin de journée le lieu de leur hébergement. De leur côté, les villes hôtes et les pays profitent d'avoir les projecteurs braqués sur eux pour mettre en avant ce qu'ils ont accompli dans la lutte contre le dérèglement climatique.

En annonçant dès 2023 sa volonté d'organiser la COP30 à Belém, la capitale de l'État amazonien du Para, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva semble avoir voulu provoquer un changement de dynamique. Cette fois-ci, le rendez-vous se tient dans une ville située à l'embouchure du fleuve Amazone et à la lisière d'une forêt considérée comme le poumon de la planète.

Une ville au carrefour de la forêt et de l'océan

Un choix "symbolique et politique", selon David Dumoulin, professeur de sociologie à l'Institut des hautes études de l’Amérique latine. La ville de Belém s...
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