La ville aux mille et une églises survit à travers ses ruines

National Geographic - 03/11
Le commerce et la foi occupaient une place importante à Ani, capitale de l’Arménie médiévale. Aujourd’hui, des ruines merveilleuses témoignent de son existence.

Des églises médiévales isolées se dressent à l’est de la province de Kars en Turquie. De vastes prairies accueillent les débris des tours octogonales, des murs en ruine et des colonnes effondrées. Dans les gorges de l’Akhourian, la rivière qui marque la frontière entre la Turquie et l’actuelle Arménie, on aperçoit les vestiges d’un pont.

D’Ani, la capitale cosmopolite de l’Arménie médiévale, il ne reste plus que ces ruines. L’Arménie est un des premiers royaumes à avoir adopté le christianisme comme religion d’État en l’an 300 après J.-C. N’étant qu’une simple forteresse au 5e siècle, Ani devient la capitale de l’Arménie au 10e siècle. Les travaux de construction ont permis l’afflux d’une plus grande population qui a atteint 100 000 personnes. Son territoire parsemé d’édifices religieux lui a valu le surnom de « ville aux mille et une églises ».

Des fresques de la vie de Jésus et de Saint-Grégoire l’Illuminateur tapissent les murs de l’église Saint-Grégoire de Tigran Honents, dont la construction remonte au 13e siècle.

PHOTOGRAPHIE DE IZZET KERIBAR/GETTY IMAGES

La ville, qui se trouve au carrefour des routes marchandes entre la mer Noire et la mer Caspienne, suscite l’intérêt de plusieurs puissances. Elle connaît des vagues d’invasion pendant plusieurs siècles et, inévitablement, se dégrade jusqu’à ne plus être que des ruines abandonnées.

LE CHOC DES EMPIRES

Ani est vouée à...
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