Les derniers mots de Dieudonné Lambrecht dans une dernière lettre à sa femme et à sa famille, le 17 avril 1916, depuis une cellule de prison en Belgique étaient incroyablement émouvants : « Au ciel, je veillerai sur vous… Pensez à ma vie comme ayant été abandonnée pour mon pays – ma mort vous semblera moins douloureuse… Je ne fais que ce que tant de personnes ont fait avant moi et feront encore. » Le lendemain, il fut abattu par les Allemands pour espionnage pour le compte des services secrets britanniques. Aucune torture au cours de ses longs interrogatoires n'a pu le briser et il n'a pas donné un seul nom de ses agents.
Il termine sa dernière lettre : "Pour notre petite fille chérie, pour mes parents et pour vous, recevez sur cette lettre, les derniers baisers affectueux de celui qui était. Votre Donné." Plus de 20 ans après avoir lu ces mots pour la première fois, ils ont toujours le pouvoir de m’émouvoir jusqu’aux larmes. Aujourd'hui, la forteresse désolée et abandonnée de la Chartreuse à Liège est abandonnée mais elle a été le théâtre de nombreuses morts par balles de courageux Belges qui ont aidé les Alliés.
Les Allemands n’ont pas perdu de temps pour placer des affiches annonçant la mort de Lambrecht sur les murs des bâtiments publics afin de décourager les autres de s’adonner à l’espionnage. Mais au lieu de dissuader les agents de Lambrecht, qui se faisaient discrets dans toute la Belgique, son exécution a servi de catalyseur de défiance. Après sa mort, il est devenu un personnage puissant. Tel un phénix renaissant de ses cendres, les restes de son service d'espionnage sont devenus l'une des plus grandes organisations d'espionnage de la Première Guerre mondiale.
Les forces allemandes avaient envahi la Belgique en août 1914 et occupé le pays. Le corps expéditionnaire britannique avait...
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