Du sang, des cris et des dollars ! Dix ans après Scream 4, la fine lame des sagas horrifiques n’a pas fini de remuer le couteau dans la plaie. Voici donc un 5e long-métrage taill(ad)é pour coïncider avec le 25e anniversaire du premier film et presser un peu plus la juteuse orange sanguine d’une franchise que l’on pensait exsangue. C’était compter sans la puissante vague nostalgique et la panne chronique d’idées neuves qui gangrènent Hollywood au rayon divertissement : elles ouvrent tout naturellement la porte à ce nouvel avatar qui, malgré son statut de suite directe du précédent, parie sur le retour aux sources pour trouver un second souffle. Son titre : Scream tout simplement. Oui, comme le glorieux modèle. La petite communauté de Woodsboro, Californie, sera de nouveau victime d’un serial killer au masque de fantôme éploré, tandis que les visages familiers de Sidney Prescott (toujours jouée par Neve Campbell), Gale Weathers (Courteney Cox) et Dewey Riley (David Arquette) seront bien de la partie.
La ficelle est un peu grosse : on a déjà donné avec le récent diptyque Halloween, médiocre tambouille jurant allégeance au passé pour mieux le poignarder avec le piteux résultat que l’on sait. Nos craintes ne sont pas vraiment rassurées par l’absence à la barre de ce 5eScream du regretté Wes Craven, réalisateur historique des quatre premiers, décédé en 2015 et remplacé par un tandem de jeunots, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, dont on espère que le style sera tout sauf rasoir. Puisque le résultat ne sera montré à la presse que la veille de sa sortie, fixée au 12 janvier, il ne nous reste plus qu’à nous pencher sur l’intacte fascination suscitée par le modèle de 1996. Pourquoi ses recettes, au carrefour du gore, du rire et du commentaire sur les codes du ge...
[Courte citation de 8% de l'article original]