Longtemps perçue comme une alternative sécurisée aux réseaux sociaux de la galaxie Meta notamment par une frange d'internautes soucieux de la protection de leur vie privée et par les défenseurs des libertés numériques, séduits par son image « anti-système » et sa promesse d'un espace affranchi de la surveillance commerciale, Telegram, fondée en 2013 par les frères Durov, s'est imposée comme l'une des plateformes les plus influentes de la planète.
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Pavel Durov en est à sa seconde aventure numérique. Avant Telegram, il avait lancé VKontakte (VK), souvent qualifié de « Facebook russe ». Dès sa création en 2006, VK s'était distinguée comme un rare bastion de liberté sur le Web russe, jusqu'à ce que Durov refuse de livrer aux services secrets de son pays (le FSB) les données des blogueurs et de fermer les pages de l'opposition. Ce refus lui coûta progressivement le contrôle de l'entreprise, reprise ensuite par des proches du pouvoir. Aujourd'hui, Telegram compte près de 950 millions d'utilisateurs dans le monde séduits par son chiffrement, sa promesse de confidentialité et la possibilité de créer des « canaux » rassemblant des centaines de milliers de personnes.
Mais derrière l'image de havre numérique pour défenseurs de la vie privée, Telegram est devenue un outil central pour des usages beaucoup plus sombres : trafic, voyeurisme et surtout… guerres de p...
[Courte citation de 8% de l'article original]