La mésinformation n'opère pas que sur les réseaux sociaux. Son terrain de jeu est bien plus large. Elle s'immisce parfois dans certaines émissions télé ou radio, dans la presse écrite et dans nos communications privées. Ces trois environnements étant différents, ils méritent d'être étudiés de façon distincte. En effet, nous n'avons probablement pas la même perception de l'information, qu'elle émane d'un fil d'actualité Facebook, d'une chaîne d'info en continu ou d'un groupe WhatsApp. Des chercheurs brésiliens se sont demandé si des paramètres comme l'orientation politique ou l'ouverture d'esprit influencent notre discernement lorsque nous sommes exposés à des informations sur l'application WhatsApp.
Le Brésil a connu un taux de décès très élevé durant cette pandémie, en totalisant à ce jour 289 morts pour 100.000 habitants. Pour la plupart des autorités sanitaires, il ne fait aucun doute qu'une partie de ces décès ont été causés en partie par ce que l'Organisation Mondiale de la Santé a qualifié d'infodémie, c'est-à-dire, « la surabondance d'informations et la propagation rapide d'informations, d'images et de vidéos trompeuses ou fabriquées, [qui], comme le virus, sont très contagieuses, croissent de façon exponentielle (...) et compliquent les efforts de réponse à la pandémie de Covid-19 ». Pourtant, cette infodémie supposée est très hétérogène. Si nous souhaitons mieux comprendre l'écologie de l'information et la façon dont les individus réagissent à cett...
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