Devant les députés ultramarins, Manuel Valls revient sur les coulisses des projets de Deva et Bougival

La 1ère Polynésie - 26/10
L’ancien locataire de la rue Oudinot a été auditionné par la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale, le 21 octobre. Il reconnaît que sa proposition de "souveraineté avec la France" à Deva était un projet d'État associé. Concernant Bougival, l'audition de Manuel Valls ne lève en rien les ambiguïtés autour de la notion de "projet d'accord" ou "d'accord" soulevées par le FLNKS.

Quelques jours seulement après avoir été congédié du gouvernement, Manuel Valls a accepté, non sans une "petite hésitation", l’invitation de la délégation aux Outre-mer de l’Assemblée nationale. Organisée le 21 octobre, à la veille de l'examen du report des Provinciales au palais Bourbon, cette audition visait à éclairer les députés sur les négociations qui se sont tenues, alors qu'il était ministre des Outre-mer, autour de l'avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

L'ancien locataire de la rue Oudinot a retracé, dans le détail, les mois de négociations qui ont conduit aux rendez-vous de Deva puis de Bougival. Il est ainsi revenu sur les blocages, les malentendus et les fragiles avancées d’un processus, celui de l'accord de Bougival, toujours inachevé.

Deva : un projet d'"État associé"

Premier fait marquant, l'ex-ministre des Outre-mer a reconnu que le projet proposé au conclave de Deva était bien un projet d'"État associé". Un mot qu'il s'était défendu d'utiliser à l'époque pour ne pas réveiller les fantômes de la période Pisani et de sa proposition d'"indépendance-association".

"Ce statut, je l’ai mis sur la table. C’était un statut de souveraineté avec la France. […] Pour aller vite, c’est celui, au fond, d’État associé."

Manuel Valls, ancien ministre des Outre-mer

L'ancien ministre estime qu'avec le projet de Deva, l'Etat proposait un statut définitif. Il "réglait" le sujet de l'accès de la Nouvelle-Calédonie à la plein...
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