Il n'y a pas beaucoup de moments, dans une année, qui nous rappellent l'enfance et ce matin de Noël où on ouvre ses cadeaux avec un mélange d'excitation et d'imprévisibilité. Mais le jour d'octobre où le parcours du Tour de France est officiellement dévoilé est peut-être celui qui s'en rapproche le plus.
Il faut dire qu'ASO sait mettre les formes. Dans le magnifique Palais des congrès de Paris, la longue vidéo d'introduction – qui a fait ressurgir les frissons de l'été dernier (comme la victoire de Wout van Aert sur les Champs-Élysées, par exemple) – donnait déjà envie d'être en juillet prochain. Et c'était encore plus le cas une fois le tracé révélé.
De notre œil de passionné, ce parcours paraît excitant. Bien balancé entre la tradition et l'inédit. Avec les trois villes les plus visitées par le Tour au programme (Paris, Bordeaux, Pau), la présence du Tourmalet dès la première semaine, la double ascension du Ballon d'Alsace (sur la 13e étape vers Belfort, puis sur la 14e vers le Markstein) et les deux arrivées de l'Alpe d'Huez (par les 21 virages lors de la 19e étape, par le col de Sarenne sur la 20e étape), l'édition 2026 fait honneur à l'histoire.