CLIMAT - Le film “Don’t Look up. Déni cosmique” du réalisateur américain Adam McKay, connu pour son film tout aussi cynique et politique “The Big short”, est le film le plus regardé sur Netflix depuis deux semaines. Selon les informations du site américain Deadline, il est même dans les temps pour devenir le film le plus regardé sur un mois de l’histoire de la plateforme.
Depuis plusieurs jours, le film catastrophe suscite dans de nombreux pays plus de réactions politiques, d’articles et de cris d’alarme que lors des dernières catastrophes climatiques, des records de chaleur en Alaska et au Groenland ou des plus grands documentaires scientifiques déjà disponibles sur le dérèglement climatique.
Comment expliquer un tel phénomène planétaire? Le casting 5 étoiles (Leonardo Dicaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Cate Blanchett...) a attiré les premiers spectateurs, mais c’est la morale de l’histoire, les milliers de réactions politiques et citoyennes à travers le monde qui l’ont propulsé de la catégorie de superproduction hollywoodienne à celui de film engagé et sociopolitique.
Car au-delà de la parodie et de la caricature, Don’t Look up donne à une partie de la population (éveillée ou inquiète du dérèglement climatique) des impressions de déjà-vu, où chacun peut trouver confirmation de ses préoccupations climatiques.
Et elles sont légion tout au long du film: des politiques qui ignorent ou remettent à plus tard l’alerte des scientifiques, trop occupés par d’autres urgences ou polémiques; des grandes fortunes industrielles, incarnation de l’optimisme à toute épreuve et du génie de l’Homme, qui voient une solution technologique (et une opportunité économique) à toute menace ; ou encore de grands journaux et des shows télévisés plus inquiets de leur audience et de leur volonté de divertir que par le fond du sujet et leur rôle de lanceurs d’alerte...
Les parallèles ou les raccourcis avec les crises actuelles, du dérèglement climatique jusqu’à la gestion de la pandémie coronavirus, n’ont donc pas manqué de fleurir sur les réseaux sociaux, du simple citoyen, aux militants écologistes, jusqu’a...
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