Entre soulagement et culpabilité, le difficile choix des aidants de placer leur proche

Charlotte Arce - Huffpost FR - 19/10
Épuisement, culpabilité, mais aussi soulagement… Pour de nombreux aidants, le placement d’un proche est une décision douloureuse, parfois nécessaire. Témoignages.
Frazao Studio Latino / Getty Images
La décision de placer le parent ou le conjoint dont on s’occupe nuit et jour n’est jamais facile à prendre. Mais pour les 8 à 11 millions d’aidants que compte la France, elle est parfois nécessaire.

DILEMME - On ne se prépare pas à devenir l’aidant de son père, de sa mère ou de son conjoint. Cela s’impose, souvent sans prévenir, parfois même brutalement, quand un proche devient dépendant. Johanna, 32 ans, a dû l’apprendre bien plus tôt qu’elle ne l’aurait imaginé. « J’avais vingt ans quand j’ai commencé à m’occuper de mon papa âgé et dépendant. Au fil des années, ça a empiré. Il ne pouvait plus conduire ni rien gérer de la vie quotidienne », nous raconte-t-elle.

Repas, toilette, rendez-vous médicaux, démarches administratives… Pour la jeune femme, aider son père est rapidement devenu une mission à temps plein, alors même qu’elle devait aussi s’occuper de ses trois enfants. « Vers la fin, nous ne pouvions plus dormir la nuit, se souvient-elle....
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