Ces derniers jours, la vente de SFR s’est considérablement accélérée. Après trois mois de conciliabule, Bouygues Telecom, Iliad (Free) et Orange ont déposé une offre commune de rachat d’un montant de 17 milliards d'euros pour reprendre l’essentiel des activités d’Altice France, sa maison mère. La réponse du groupe de télécoms ne s’est pas fait attendre. Le lendemain, dans un courrier lapidaire adressé à ses salariés, Arthur Dreyfuss, son PDG, indiquait décliner la proposition.
Dernier rebondissement en date, les trois opérateurs font savoir par voie de communiqué, mercredi soir, qu’ils maintiennent leur offre et « souhaitent créer un dialogue constructif avec le groupe Altice et ses actionnaires pour envisager ensemble la manière dont ce projet pourrait prospérer. »
La coalition de repreneurs se dit convaincue de la pertinence de leur proposition et de l’intérêt du projet industriel. « Un tel projet permettrait à la fois de préserver un écosystème concurrentiel au bénéfice des consommateurs tout en favorisant la poursuite des investissements dans les infrastructures télécoms nationales. »
Les négociations vont donc se poursuivre et le trio devra relever son offre pour convaincre Patrick Drahi, propriétaire d’Altice France. Alors que la proposition actuelle valorise son groupe 21 milliards d’euros, alors que les créanciers sont entrés à son capital sur la base d’une valorisation de 28 milliards d’euros.
Habile...
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