La Pologne et d’autres pays peuvent-ils être exemptés du pacte migratoire de l’UE ?

EuronewsEN - 16/10
L’une des questions clés autour du Pacte sur la migration et l’asile, adopté par l’Union européenne en mai 2024, est de savoir quels pays pourront se soustraire à une partie de leurs obligations ?
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Le pacte prévoit un mécanisme permettant la relocalisation annuelle d’au moins 30 000 migrants. Les pays qui choisissent de ne pas accepter et traiter les demandes d'asile seront obligés de payer des frais de 20 000 € pour chaque demande en attente ou de prendre d'autres mesures de solidarité.

Les États membres disposent de trois options pour remplir leurs obligations : par la relocalisation des migrants, par des contributions financières ou par un soutien opérationnel, par exemple en équipement, en personnel ou en logistique.

Dans le même temps, l'accord prévoit que les pays soumis à une pression migratoire particulière, par exemple en raison d'un afflux massif de réfugiés, peuvent se voir accorder une exemption partielle ou totale de leurs obligations de solidarité.

Un policier parle dans sa radio alors que lui et un collègue traquent un groupe de migrants qui ont traversé illégalement la frontière entre la Pologne et l'Allemagne, le 11 octobre 2023. Photo AP

La Pologne, un cas test

L’un des pays les plus controversés à l’heure actuelle est la Pologne. Les médias locaux du pays ont récemment rapporté que la Pologne pourrait être exemptée de l'obligation de relocaliser les migrants et d'une partie des obligations financières au titre du pacte, ainsi que d'une aide opérationnelle.

Lors d'une conférence de presse au RFK Racibórz mardi, le Premier ministre Donald Tusk a abordé ...
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