Lecornu face au Parlement : la réforme des retraites suspendue jusqu'à la présidentielle

Euronews - 14/10
"Le gouvernement proposera, vous voterez, vous déciderez". Le Premier ministre s’est adressé aux députés dans un discours déterminant pour la survie de son gouvernement.
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C’était une première pour Sébastien Lecornu, qui n'avait pas encore mis les pieds à l’Assemblée nationale depuis sa nomination à Matignon le 9 septembre.

Annonce phare de sa déclaration de politique générale : le Premier ministre a proposé de suspendre la réforme des retraites jusqu'à la prochaine élection présidentielle. L'âge légal de départ resterait donc à son niveau actuel, soit 62 ans et 9 mois. Une mesure qui coûtera "400 millions d’euros en 2027 et touchera 3,5 millions de Français" et "devra donc être compensée par des économies."

Dans un discours prônant à multiples reprises "le partage du pouvoir entre le gouvernement et l'assemblée" et "le partage du pouvoir entre le gouvernement et les acteurs sociaux", Sébastien Lecornu a confirmé son intention de renoncer à l'utilisation de l'article 49.3.

Suivez les réactions des forces politiques :

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18:04 UTC+2

Info Euronews : le PS ne censurera pas

Les socialistes "font le pari" du débat dans l'hémicycle, déclare une source au PS à Euronews, confirmant la non-censure du gouvernement Lecornu.

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18:39 UTC+2

François Bellamy : "Si j’étais député à l’Assemblée nationale, je voterais pour la censure du gouvernement"

S'exprimant dans une tribune du Figaro, l'eurodéputé François Bellamy a pointé la suspension de la réforme des retraites comme "le déclin du courage qui a conduit depuis trop longtemps les dirigeants de ce pays à nier le réel par calcul tactique ou conformisme paresseux".

"Si j’étais député à l’Assemblée nationale, je voterais pour la censure du gouvernement", a t-il également déclaré.

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18:36 UTC+2

"La gauche n’est pas au gouvernement mais elle le dirige", selon Bruno Retailleau

L'ex-ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau fustige "un prix considérable", que le gouvernement fait payer aux Français "pour éviter la censure".

"La suspension de la réforme des retraites et le silence du Premier ministre sur l’immigration prouvent que ce gouvernement est l’otage des socialistes. La gauche n’est pas au gouvernement mais elle le dirige"", a martelé le chef de LR.

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18:21 UTC+2

"Décaler n'est pas bloquer, ni abroger', selon la CGT

Les syndicats ont rapidement réagi à l'annonce de la suspension de la réforme des retraites.

La CGT estime que "l'heure est à la clarté" et que "la suspension annoncée est en réalité un décalage de son application de quelques mois seulement."

De son coté, la CFDT voit dans ce recul un signal encourageant : "C’est une vraie victoire pour les millions de travailleuses et travailleurs qui se sont mobilisés et ont exprimé leur refus."

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