En temps de guerre, les gens apprennent à écouter le bruit du ciel. Un léger bourdonnement peut indiquer un drone, tandis qu'un fort sifflement peut indiquer un missile balistique. Entre la marche et le missile, il y a le bruit, le feu, la destruction et la tuerie.
Cependant, la destruction ou la réponse à cette menace aérienne se déroule souvent sans bruit perceptible, car une interception défensive réussie ne laisse aucun signal autre que celui que vous pouvez remarquer à travers un éclair fugace dans le ciel. Derrière ce silence se cache un coût énorme. Des millions de dollars ont été dépensés au fil des décennies, derrière des écrans et sans aucun bruit non plus.
D’où l’importance de l’accord historique conclu par le département américain de la Défense (Pentagon) avec Lockheed Martin en septembre dernier, pour un énorme contrat d’une valeur d’environ 9,8 milliards de dollars, pour la production de près de deux mille missiles Patriot PAC-3 (PAC-3 MSE). Ce contrat représente le plus gros contrat de l’histoire de l’unité de missiles et de contrôle de tir de l’entreprise.
Cet accord soulève une question centrale : pourquoi Washington investit-il autant dans des missiles défensifs ? Offre-t-il un rendement égal à la taille de l’investissement ?
Missile Patriot PAC-3 (PAC-3 MSE) (armée américaine)Les racines du système Patriot remontent aux années 1980, lorsqu’il était principalement utilisé pour intercepter des avions, mais il a rapidement évolué pour inclure la confrontation avec des missiles balistiques tactiques après la guerre du Golfe de 1991.
Au fil du temps, de nouvelles versions plus avancées ont vu le jour, la dernière en date étant le Patriot PAC-3, qui représente un saut qualitatif par rapport aux versions précédentes et est considéré comme l'un des missiles de défense aérienne les plus avancés de l'arsenal américain.
Ce missile diffère des générations plus anciennes par son mode de fonctionnement. Au lieu de s'appuyer sur une explosion produisant des fragments pour détruire la cible, le PAC-3 s'appuie sur le principe de collision directe, c'est-à-dire que le missile inte...
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