Le 16 septembre dernier, à l’occasion du 38ᵉ anniversaire du Protocole de Montréal, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) des Nations unies s’est félicitée du rétablissement progressif de la couche d’ozone. Depuis les années 2000, le trou découvert dans les années 1980 a commencé à se résorber lentement et devrait disparaître complètement au cours des prochaines décennies.
Au-dessus de nos têtes, dans la stratosphère, l’ozone se concentre à 15 à 35 km d’altitude selon les latitudes, formant un bouclier vital pour la vie sur Terre. « L’ozone est un gaz très important pour la vie sur Terre, parce que c’est lui qui nous protège du rayonnement ultraviolet [B émis par le] Soleil », rappelle Sophie Godin-Beekmann, directrice de l’Institut Pierre-Simon Laplace. Un composant essentiel donc, mais présent en très faibles quantités. « On trouve au maximum six à dix molécules d’ozone par million de molécules d’air », précise-t-elle.
Dans la seconde moitié du 20e siècle, cet équilibre fragile a été rompu par les émissions de chlorofluorocarbures (CFC), des composés chlorés produits par l’industrie chimique et largement utilisés dans la réfrigération, la climatisation, les aérosols ou encore les mousses isolantes. Leur dégradation dans l’atmosphère a provoqué l’amincissement de la couche d’ozone et l’apparition de trous saisonniers dans les régions polaires, dont un particulièrement vaste au-dessus de l’Antarctique. « Si l’ozone ne filtre plus, ou si sa capacité à filtrer ce rayonnement UV est diminuée, il y a un risque important pour les populations humaines de cancers de la peau, de problèmes oculaires, de cataractes. Les rayonnements ultraviolets peuvent aussi atteindre l’ADN des cellules », explique la chercheuse.
Dès les années 1970, les premières alert...
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