SCIENCE - Le 9 novembre, dans une énième allocution face à la pandémie de Covid-19, Emmanuel Macron en appelait à “l’esprit de responsabilité des six millions d’entre vous qui n’ont encore reçu aucune dose de vaccin”. Près de deux mois plus tard, ces non-vaccinés, le président veut les “emmerder”, “jusqu’au bout”.
Un changement de ton qui choque, crispe, polarise et qui semble acter le fait que, pour l’exécutif, les adultes français qui n’ont pas encore sauté le pas du vaccin (ils sont environ 5 millions) ne pourront être convaincus autrement que par une forme de coercition.
“L’intervention d’hier soir est un modèle de ce qu’il ne faut pas faire, constate dépité Jeremy Ward, sociologue à l’Inserm spécialiste des controverses vaccinales, interrogé par Le HuffPost. Tous les manuels produits par les plus grands spécialistes de l’hésitation vaccinale expliquent qu’il faut avant tout montrer les avantages de la vaccination. Ce n’est pas en leur disant qu’on va leur rendre la vie difficile qu’on les convainc.”
Mais le président-candidat cherche-t-il encore à convaincre ces quelques récalcitrants en faveur du vaccin? Il...
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