Affaire Papin : quand un plaidoyer ouvre la voie à une justice plus humaine

Victoria Gairin - LePoint - 07/10
En 1933, alors que l’affaire sordide de deux bonnes ayant assassiné sauvagement leur patronne et sa fille fait les gros titres, leur avocate livre une défense de la prise en compte des troubles psychiatriques.

Le 2 février 1933, au 6, rue Bruyère, dans une paisi­ble maison bourgeoise du Mans (Sarthe), éclate l'un des faits divers les plus retentissants du XXe siècle : Christine et Léa Papin, deux sœurs employées comme bonnes, assassinent sauvagement leur patronne et la fille de celle-ci, Léonie et Geneviève Lancelin. Des « domestiques modèles », un foyer « sans histoires », et, subitement, un bain de sang, des yeux arrachés et des corps mutilés à coups de marteau et d'ustensiles de cuisine.

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Les deux sœurs, recluses dans leur mansarde à l'arrivée de la police, reconnaissent immédiatement les faits sans jamais pour autant les expliquer. L'affaire Papi...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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