CORONAVIRUS - “Une forme d’immunité collective”: sur France Inter lundi 3 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran ressuscitait un terme un peu tombé en désuétude ces derniers mois. À la lumière des chiffres quotidiens records de contaminations, poussés par l’arrivée en France du variant Omicron, la formule refait pourtant surface.
Du côté d’Israël, un pays en pointe dans la lutte contre le Covid-19 et qui fait face au même défi d’une nouvelle vague épidémique, le ministère de la Santé a utilisé les mêmes mots, expliquant que l’immunité collective pourrait arriver, mais que “le coût en sera un très grand nombre d’infections”. Un mal pour un bien, en somme. Mais la réalité est bien plus complexe, et dans le cas français au moins, bien différente: l’immunité collective dans sa définition stricte est une illusion qui n’en finit pas de se dissiper.
Mais de quoi s’agit-il, au fait? Derrière ces mots se cache une courte formule mathématique, l’obsession des épidémiologistes: “P>1-1/R0″, la lettre P étant ici le taux de protection immunitaire nécessaire pour bloquer tout démarrage d’épidémie, R0 le taux de reproduction de base du virus. En bo...
[Courte citation de 8% de l'article original]