On a visité le labo français qui veut produire les batteries électriques de demain

Stéphanie Bascou - 01Net - 05/10
Le chimiste français Arkema qui travaille avec « tous les fabricants de batteries du monde » inaugurait cette semaine un nouveau laboratoire de recherche et développement en Normandie. Reportage au sein de ce lieu dédié à un nouveau processus de fabrication qui pourrait révolutionner l'automobile électrique.

Hublots, gants en latex noir, pistolet à propulsion, petits rouleaux compresseurs, tuyaux en tout genre… C’est une machine étrange qui ne ressemble à aucune autre, et dont le nom, « calandrage », ne vous évoquera rien. C’était pourtant, le lundi 29 septembre 2025, l’une des deux stars du jour du géant de la chimie Arkema : de ses entrailles sortiront peut-être des « électrodes sans solvants », des composants essentiels de ce qui pourrait devenir la batterie électrique du futur.

C’est toute l’ambition d’Arkema, qui investit chaque année « plus de 270 millions d’euros en R&D » et dépose près de « 200 brevets par an ». Le chimiste français inaugurait cette semaine en Normandie, à Serquigny (Eure), son tout nouveau laboratoire du Certado, un de ses 17 centres de recherche et développement (R&D). Peu connue du grand public, cette société, créée en 2006, fournit des composants à la majorité des fabricants du monde de batteries électriques, qu’ils soient chinois (BYD) ou coréens...
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