Le grand blond avec une chaussure noire a cédé la place au (un peu moins) grand gris avec une canne noire. Mais ses 91 printemps n'ont pas altéré le sourire rayonnant de Pierre Richard. Ni son désir de faire rire. Cinquante-cinq ans après Le distrait et 28 ans après Droit dans le mur, il a retrouvé l'envie d'ajouter une huitième réalisation à sa filmographie, L'homme qui a vu l'ours qui a vu l'homme. Une comédie, bien sûr, pleine de tendresse et de souvenirs personnels.
"Je voulais initialement tourner une chronique villageoise, avec tous ces gens qui m'ont beaucoup amusé, explique-t-il, d'une gentillesse désarmante. Mais ce n'était pas suffisant. Une amie m'a donné l'idée d'ajouter un autiste Asperger. J'ai toujours été intéressé par l'autisme, mais aussi par des gens un peu paumés, perdus. J'y ai ajouté ma passion po...
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