Depuis les années 1980, les analyses ADN ont révolutionné la résolution des enquêtes criminelles

National Geographic - 01/10
Lors d’une enquête criminelle, les traces biologiques prélevées sur la scène de crime sont analysées afin d’établir le profil ADN du ou des suspects.

Entre 1995 et 2001, quatre jeunes femmes âgées de dix-sept à vingt-trois ans ont disparu aux abords de la gare de Perpignan. Tatiana Andújar a disparu le 24 septembre 1995, Mokhtaria Chaïb le 21 décembre 1997, Marie-Hélène Gonzalez le 16 juin 1998 et Fatima Idrahou le 9 février 2001. Trois d'entre elles ont été retrouvées mortes, mutilées selon un mode opératoire semblable, plongeant la ville dans un climat de peur. 

Les Disparues de la gare, série inédite en six épisodes bientôt disponible en streaming sur Disney+*, s’inspire de cette affaire criminelle qui a marqué la France, et qui a été en partie résolue des années plus tard grâce aux progrès de la police scientifique. En 2014, l’ADN d’un homme retrouvé sur la chaussure de l'une des victimes est enfin identifié : récemment inscrit dans le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG), il correspondait à celui de Jacques Rançon, qui avouera plus tard un second meurtre. À ce jour, trois meurtres ont été élucidés et impliquent deux meurtriers différents. Seule Tatiana Andújar n'a jamais été retrouvée.

Ce n’est que depuis les années 1980 que l’ADN, ou acide désoxyribonucléique, s’est imposé comme un élément central de la preuve scientifique. Il a profondément transformé la résolution des enquêtes criminelles, y compris celles restées non élucidées pendant des années. À cette époque, une véritable révolution scientifique a eu lieu grâce aux travaux du généticien britannique Alec Jeffreys. Depuis, les méthodes d’analyse ont sans cesse progressé, permettant des résultats toujours plus rapides et fiables, même à partir de quantités infimes de matière.

L’ADN est une molécule présente dans ...
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